Carence en vitamine D
Indications du dosage ?
6 situations (HAS) mène à un dosage de la 25-OH vitamine D :
lors d’une démarche diagnostique visant à confirmer ou infirmer un rachitisme (suspicion de rachitisme)
lors d’une démarche diagnostique visant à confirmer ou infirmer une ostéomalacie (suspicion d’ostéomalacie)
au cours d’un suivi ambulatoire de l’adulte transplanté rénal au-delà de trois mois après transplantation
avant et après une chirurgie bariatrique
lors de l’évaluation et de la prise en charge des personnes âgées sujettes aux chutes répétées
pour respecter les résumés des caractéristiques du produit (RCP) des médicaments préconisant la réalisation du dosage de vitamine D
Aucune mention supplémentaire n’est nécessaire sur l’ordonnance, et le dosage sera remboursé
En dehors de ces situations, ajouter la mention « Non remboursable »
Comment traiter une carence ?
Proposition de supplémentation selon les résultats du dosage initial de 25-OH-VitamineD
Entre 20 et 30 ng/mL : 2 ampoules de 100 000 UI à 15 jours d’intervalle
Entre 10 et 20 ng/mL : 3 ampoules de 100 000 UI à 15 jours d’intervalle
< 10 ng/mL : 4 ampoules de 100 000 UI à 15 jours d’intervalle
L’objectif étant d’obtenir un dosage >30 ng/mL
Contrôle à 3 mois de la dernière ampoule
En cas de taux < 30 ng/mL, recommencer la supplémentation à partir de ce taux
Comment prévenir une carence ? (1)
Jusqu’à l’âge de 18 mois :
Nourrisson allaité : 1000-1200 UI/j
Nourrisson non allaité
recevant un lait non enrichi en vitamine D : 1000-1200 UI/j
recevant un lait enrichi en vitamine D : 600-800 UI/j
Enfant de 18 mois à 5 ans : 2 doses de 100 000 UI en hiver (novembre et février)
En cas de facteurs de risque de rachitisme :
100 000 UI trimestriels de 18 mois à 5 ans et chez l’adolescent
2 doses de 100 000 UI en hiver (novembre et février)
Chez la femme enceinte : 100 000 UI à la fin du 2e trimestre de grossesse
Chez les personnes âgées et les adultes à risque de rachitisme : 100 000 UI trimestriels
Facteurs de risque de rachitisme :
forte pigmentation cutanée
absence d’exposition au soleil estival
affection dermatologique empêchant cette exposition
port de vêtements très couvrants en période estivale
malabsorption digestive, cholestase, insuffisance rénale, syndrome néphrotique
certains traitements (rifampicine ; traitement antiépileptique : phénobarbital, phénytoine ; corticoïdes ; antifongiques ; antirétroviraux)
obésité
végétalisme
Commentaires
Enregistrer un commentaire