[Syndrome de la pince aorto-mésentérique] Aussi connu sous le nom de syndrome de Wilkie, le syndrome de la pince aorto-mésentérique constitue une étiologie rare de syndrome occlusif haut. La graisse périphérique de l'artère mésentérique supérieure est censée prévenir la compression de la troisième portion du duodénum ; cependant, dans des circonstances particulières à type d'anorexie, d'hypercatabolisme ou de malabsorption, la perte de cette graisse viscérale entraîne un rapprochement et une fermeture de l'angle entre l'aorte et l'artère mésentérique supérieure. La conséquence est une compression aiguë duodénale avec des signes occlusifs. Le scanner retrouve une distension digestive haute, une fermeture de l'angle aortomésentérique et une compression duodénale.
Le diagnostic de mononucléose infectieuse est le plus souvent évoqué devant une angine, une polyadénopathie cervicale fébrile et/ou la découverte d'un syndrome mononucléosique. Physiopathologie La MNI correspond au syndrome de primo-infection à Epstein-Barr virus (EBV). Le plus souvent asymptomatique, elle confère une immunité durable contre l'EBV (80 % des adultes sont immunisés). La distribution du virus est mondiale et l'homme représente le réservoir naturel de la maladie. La transmission s'opère par la salive à partir d'un malade ou d'un porteur asymptomatique (maladie du baiser). Après une infection des lymphocytes B, il survient une dissémination vers le foie, les organes lymphoïdes et la rate. Les symptômes sont le résultat du conflit immunologique avec l'hôte. EBV est un cofacteur incriminé dans la survenue tardive de plusieurs maladies : lymphome de Burkitt (par immortalisation de lymphocytes B), réactivation chez les immunodéprimés (par persistance...
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